Pourquoi les mamans risquent-elles une dépression 18 mois après l’accouchement ?

Devenir mère est une expérience pleine d’émotions pour la quasi-totalité des femmes. Des émotions que beaucoup d’entre elles ont du mal à gérer et qui se muent en dépression post-partum. Cette pathologie touche en général les femmes qui contrôlent mal leurs émotions après l’accouchement. Plus récurrente 18 mois après l’accouchement, la dépression post-partum a plusieurs causes.

Un bébé de 18 mois est hyperactif

A 18 mois, votre bébé marche déjà et est un tant soit peu autonome. C’est aussi à cet âge qu’il va à la découverte du monde qui l’entoure. Sa curiosité n’en est que plus exacerbée. De plus, il ne connaît pas encore ses limites, encore moins les limites que lui impose son environnement immédiat. Il n’a donc aucune notion du danger.

Jeune maman tenant son bébé d'un an dans les bras

A cet âge, votre bébé déborde d’énergie et n’a pas de mal à le retranscrire dans son quotidien. Pour une maman, ce n’est pas très évident de suivre ce rythme effréné tout en étant capable de s’occuper du reste de la maison. Ce qui fait qu’il est moins facile pour elle de contrôler son bébé et son épuisement n’en est que plus grand, surtout si elle a d’autres enfants à gérer. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses femmes craquent facilement et font une dépression post-partum.

Maman culpabilise de ne pas être à la hauteur

Face à un bébé qui déborde d’énergie et qui n’hésite pas à vous la communiquer, ce n’est pas évident d’apporter une réponse positive. La plupart des mamans ne savent pas lâcher prise pour profiter du moment présent, parce qu’elles se sentent plus débordées qu’autre chose. L’épuisement est, dans ce cas, à la fois physique et moral et il est exacerbé par le changement radical du mode de vie.

C’est à ce moment que la grande majorité des femmes comprennent que la maternité n’est pas le conte de fées qu’elles s’étaient imaginées. Elles se rendent compte à quel point elles sont loin de l’idéal qu’elles se sont fixé en tant que mères. Elles essaient, tant bien que mal, de faire face à leurs nouvelles responsabilités, sans réellement y parvenir. Cette incapacité à s’ouvrir à leur bébé, à passer du temps avec lui et à être à la hauteur de ses attentes, pousse de nombreuses mamans à la dépression.

Les antécédents de dépression post-partum familiaux

Si l’un de vos ascendants a déjà souffert, à une ou plusieurs reprises, de dépression post-partum, il y a de fortes chances que vous en soyez également victime. Comme la dépression classique, celle qui intervient après la grossesse dépend de facteurs génétiques. Une prédisposition génétique peut justifier que vous perdez pied, dès que la pression augmente et que l’épuisement s’installe. Environ 50% des femmes avec des antécédents familiaux en souffriraient.

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